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Germaine de Staël: une figure singulière...

           
              ''Tout voir  et tout comprendre est une grande raison d'incertitude.''
                     -De L'Allemagne (1810) 



Dans l’histoire de la littérature féminine, Germaine de Staël est une figure singulière et les divers aspects de sa personnalité constituent un mélange détonnant. 

Fille du puissant ministre Necker, héritière des Lumières, elle est une philosophe et une tête politique qui eut le courage de se lancer hardiment dans un domaine essentiellement réservé aux hommes. Elle fut une pionnière du libéralisme politique ; elle lui a ouvert la voie et inspira l’œuvre de Benjamin Constant, qui s’en fera le champion sous la Restauration Elle a une immense culture, une prodigieuse intelligence, un brillant esprit d’analyse et de synthèse, une remarquable hauteur de vue . Sa mère la transforma en véritable bibliothèque vivante, bourrant son cerveau des connaissances les plus variées . Certes, elle n’est pas une personalité impartiale ; elle se présente dans tous ses écrits avec sa spontanéité, son enthousiasme, sa bonne volonté, son désir éperdu de comprendre, son naïf orgueil parfois; mais, surtout,  elle incarne le passage des Lumières au RomantismeIl n’y a pas d’équivalent actuel d’une telle célébrité , l’Europe entière l’admirait. Ses livres étaient des best-sellers. Ses intimes écrivaient l’Histoire et Napoléon disait d’elle : « J’ai quatre ennemis, la Prusse, la Russie, l’Angleterre et Madame de Staël » ( en effet elle était ''la femme qui faisait trembler Napoléon'' ). Mais si les entreprises militaires de Napoléon on créé un empire destiné à durer seulment 10 ans, le travail intelectuel de Madame de Staël a changé la culture d'Europe pour l'éternité.




 ...révolutionnaire...



Comme Olympe de Gouges (Déclaration des droits de la femme et de la Citoyenne 1791) , Mme de Staël  peut  être qualifiée comme   une veritable féministe,   elle est consciente que l'ordre social est, comme elle l'écrit dans "De la littérature"(1800) , "tout entier armé contre une femme qui veut s'élever à la hauteur de la réputation des hommes".On l'appelle révolutionnaire parce que cette femme commence  une lutte ouverte entre elle et Napoléon, qui va se répercuter sur sa pensée et ses ouvrages. Il n’aime pas les femmes influentes et craint une personne très éloquente tenant un salon fréquenté par des gens brillants, haut placés dans l’entourage du Premier consul, un salon où l’on professe des idées qu’il rejette.  La lutte est inégale en effet, pendant les dix années d’exil, qui  exposent  cette lutte disproportionnée entre un individu désarmé et un pouvoir tyrannique,  elle écrit un violent pamphlet contre l'empereur qui l'écrase de sa puissance . Réfugiée à Lausanne et à Coppet après la chute de la monarchie et les massacres de septembre 1792, elle publie en 1793 les '' Réflexions sur le procès de la Reine''( Marie Antoinette) , où l’on voit une femme prenant la défense d’une autre femme humiliée, accusée de fautes qu’elle n’a pas toutes commises. Cet écrit porte loin la méditation de Mme de Staël sur les misères de la condition féminine, fût-elle royale, et c’est à toutes les femmes qu’elle adresse  cet émouvant plaidoyer pour l’une d’entre elles qu’on traîne dans la boue avant de le tuer.







     ...et séductrice.


 Benjamin Constant, comme beaucoup des autres hommes , fut totalement subjugué par cette femme. Il avait subi la magie du regard, de la voix, des cheveux… . Pour la première fois, il se sentait dominé par l'éloquence de cette femme ; éloquence qui ne venait pas seulement de l'esprit mais du cœur. Il dira: ''De tous les hommes que je n'aime pas, M. de Staël est, certainement, celui que je préfère''. Mais, Germaine, habituée à se faire aimer d'hommes jeunes et beaux, ne tomba pas immédiatement sous son charme. Elle le trouvait chétif, timide, laid avec ses cheveux roux...au début, elle resta insensible. Toutefois on remarque que cette femme  était passionnée, toujours en quête de l’amour absolu et ne pouvait accepter de séparer à jamais des hommes qu'elle avait aimés. Avec ses amants qui s'éloignaient, elle en usait parfois avec l'âpreté d'un homme de loi; elle leur rappelait les paroles données, les promesses échangées.




Ses chefs-d'oeuvre:

En 1800, Mme de Staël publie son premier grand livre, De la littérature dans ses rapports avec les institutions sociales, qui est aussi le premier livre important du nouveau siècle. Tributaire de Montesquieu, elle examine l’évolution de la littérature et de la pensée à travers les différents types de sociétés, de gouvernements, de religions. Dans cet hymne à la gloire de la littérature, elle prononce un plaidoyer imposant en faveur du XVIIIe siècle. Puiser des thèmes nouveaux dans le passé des peuples, réhabiliter le Moyen Age chrétien, prédire le progrès dans la philosophie, l’histoire, le roman au sein d’institutions libres et égalitaires accordées avec les mœurs, affirmer, comme Voltaire,  qu’il n’y a pas de goût absolu mais des goûts relatifs, opinion qu’on retrouvera démontrée dans De l’Allemagne
Dans ''Delphine (1802)'' cette femme ''révolutionnaire''  aborde sans crainte les questions politiques et sociales issues de la Révolution : l’émigration, le libéralisme politique,  la supériorité du protestantisme sur le catholicisme, le divorce. Le point de vue est celui d’une femme qui, connaissant le monde et ses misères, prête une attention particulière aux malheurs des femmes.  L’analyse de la souffrance des êtres, des femmes en particulier, y est faite avec une acuité et une variété de ton remarquables ; la forme épistolaire y trouva un de ses triomphes. Notons que chez Mme de Staël la préoccupation de la destinée malheureuse des femmes, même dans des pays de haute civilisation et dans les rangs les plus élevés de la société, est constante. La Révolution a fait régresser la condition féminine : voilà la réalité qu’elle constate et proclame, soulignant  le recul juridique, social, politique des femmes, et les malheurs auxquels les condamne leur position subordonnée dans la famille et dans la société.
 Bien que les cadres sociaux soient différents,il existe sur ce plan  d’indiscutables ressemblances entre Delphine et Corinne (1807). Dans Delphine, Mme de Staël ne se souciait pas de décrire Paris à un public qui le connaissait parfaitement ; elle se concentrait sur la société, les salons, les difficultés provoquées par la Révolution à ses débuts. Corinne, femme de génie, qui incarne l’avenir de l’Italie (question politique dangereuse, parce que tenait une place importante dans la pensée de Napoléon), est elle aussi la victime d’une société repressive. 
Dans '' L'Allemagne (1800)'' considéré comme l’un des premiers essais de littérature comparée, Madame de Staël trace un portrait en profondeur de ce pays. Elle inscrit la culture allemande dans son contexte politique, social, historique, mais aussi climatique et géographique. Elle pense que les français, à l’image de leurs voisins, devraient chercher une nouvelle inspiration, un nouveau style, puisant dans leurs traditions, s’ouvrant aux écrivains étrangers, et laissant libre cours à l’émotion voire la passion, le succès de cet ouvrage est retentissant car il jette les bases du Romantisme français, avec l'oeuvre de Chateaubriand







Pourtant, Germaine de Staël est un personnage profondément attachant, une amoureuse aspirant au bonheur mais aussi une ''féministe'', une intellectuelle visionnaire, une femme au destin si romanesque dont son amant Benjamin Constant disait: 


                           « Si elle avait su se gouverner, elle aurait gouverné le monde ». 





































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